Depuis toute petite, je souhaite faire
un-métier-qui-bouge.
Le genre de métier où on ne laisse pas la routine prendre le
dessus.
Le genre de métier où on fait des rencontres.
Le genre de métier où le verbe partager prend toute son importance (un guide
de survie à lui seul !)
Ce matin là, en me réveillant, j’ai décider d’aller aux renseignements.
J’étais déterminer : Juste pour découvrir (et plus si affinités) et parce qu’on a qu’une vie. Me voilà donc en route pour savoir quelles conditions sont nécessaires pour être apte à faire ce
stage de découverte. J’ai pu essuyer un ‘il est trop tard pour cette année, les dossiers sont bouclés et les stages complets’. Tant pis, je veux le faire. Je reviendrais, au
revoir.
Plusieurs mots se sont écoulés.
La détermination à faire ce stage n’a cesser d’augmenter au fil du temps. Cela
en devenait une obsession même. Le temps passait (très) vite. Le bac approchait de plus en plus. Et un jour, je me suis mise à dire ‘si je rate mon bac deux fois, je m’engage’. [Pour la petite anecdote c’était soit l’engagement dans l’armée soit l’entrée au couvent… (ah oui, je ne suis pas du genre à faire dans la demi mesure,
jamais !)] Mon entourage essayait de prendre ça à la légère sauf que j’étais très sérieuse ! J’ai pu entendre des ‘tu es une fille, tu peux te (re)diriger vers autre chose
même sans ton bac’ ou bien ‘tu veux mourir ?’ enfin j’aurais pu en faire un roman.
J’étais déterminée rien ne pouvait m’arrêter. Rien, ni personne. C’est ce que
je pensais…
Back aux renseignements. Cette fois ci, je n’étais pas seule mais avec une
rencontre faite durant l’été. Dossiers remplis. Date de visite médicale prise. Y’a plus qu’à attendre.
Visite médicale, apte. Soulagement pour les deux. L’armée veut bien nous
recevoir chez elle, c’est bien trop aimable.
Puis il y a quelques jours, j’ai subi un revers de situation auquel je ne
m’attendais pas. Mais alors pas du tout !
Cette fameuse rencontre. Deux mois se sont écoulés depuis la visite médicale.
Rapprochement, il y a eu. Un livre s’est ouvert. Les premières lignes se sont écrites…
Rien d’anormal (quoi que). Jusqu’au jour où j’ai entendu ‘je finis mon année
et je m’engage dans l’armée’. Comme si, un monde s’écroulé. L’effondrement. Total.
‘Perdre’ une personne qui nous est si cher. Pour qui en si peu de temps est
venu donner le rythme de votre quotidien. Parce que cette personne est arrivée dans ma vie discrètement et la voilà en haut de l’affiche à faire sa star ! (bah, waouh faut
s’accrocher !)
C’est à ce moment que je me suis rendu compte de ce que j’ai pu faire vivre à
mes proches lorsque je leurs ai dis que je m’engagerais (même si c’était du peut être)
Avoir le sentiment de perdre une personne. De savoir qu’elle sera loin de
vous. De ne pas savoir si elle reviendra tout simplement un jour. De ne pas savoir où elle sera. Finalement, être dans le flou complet, l’incertitude. Ca fait mal…
Cette personne me donne du fil à retordre et ce n’est pas fini ! Ô mon
Dieu…
Donc, on continue l’histoire. Et je croise les doigts pour qu’elle reste près
de moi le plus longtemps possible.
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